Rapport WWMG 2020

Rapport WWMG 2020

Quelle expérience! Bon nombre d’entre nous, coureurs alpin canadiens, planifions depuis de nombreuses années d’assister à l’événement du WWMG de 2020. Pour ma part, je n’avais pas encore « l’âge » d’assister à l’événement du WWMG de 2011 qui s’est tenu à Kranjska Gora et j’étais motivé à y participer depuis que j’ai entendu toutes les critiques positives de l’événement de 2011 de mes copains de course. Innsbruck, en Autriche, est l’endroit où les courses de ski sont aussi populaires qu’un match de hockey au Canada; cet endroit a sans aucun doute permis d’atteindre des chiffres de participation élevés des meilleurs coureurs de ski maîtres du monde. Plus de 700 athlètes alpins de partout dans le monde ont participé à l’événement. Le Canada se classait, je crois, au deuxième rang, avec plus de 60 Canadiens participant aux épreuves alpines. Tous les événements alpins ont eu lieu dans le complexe de ski Patscherkofel près d’Innsbruck. Atterrir à l’aéroport d’Innsbruck a probablement suscité des pensées semblables dans l’esprit de la plupart des coureurs étrangers, en réalisant qu’il n’y avait pas de neige. Le temps à Innsbruck était doux, si doux que les pentes de ski à proximité peinaient même à faire de la neige. Bon nombre d’entre nous, y compris moi-même, avons eu des problèmes de bagages, mais à ma connaissance, tous les athlètes canadiens ont reçu leurs bagages à temps pour skier un peu avant les jours officiels de course.

La première journée de course comportait une course de GS non FIS et beaucoup d’entre nous étions confus quant à la participation à l’événement étant donné le peu de détails disponibles concernant l’ensemble du parcours et le type de course, à savoir si ce serait une course à double élimination comme lors  des événements des années précédentes, etc. En fin de compte, il s’agissait d’une course GS relativement serrée et d’une durée de parcours réduite par rapport aux jours de course réguliers. Pour la durée de l’événement, les hommes ont été divisés en deux groupes, soit les 30-59 ans dans le groupe A, sur la piste Coupe du monde et les 60-89 ans, dans le groupe B, avec les  femmes (30-79 ans) sur une piste adjacente. Beaucoup d’entre nous dans le groupe des hommes A ont eu quelques sentiments de jalousie étant donné que la piste Coupe du monde était raide, étroite et sombre, en raison de sa face nord, avec de la neige très dure tandis que les femmes et les hommes, dans le groupe B, à tout le moins, pouvaient apprécier le soleil pour la majorité de la journée. Dans l’ensemble, ce fut une journée fructueuse avec de nombreux podiums canadiens dans leurs catégories d’âge respectives.

Les cérémonies d’ouverture ont eu lieu le soir de cette première journée de course et ils ont certainement été une expérience très cool. Tous les athlètes du monde entier, dans tous les événements, ont défilé à travers la vieille ville d’Innsbruck. Le défilé s’est terminé face à une scène avec de la musique live et du divertissement. Encore une fois, le Canada était bien représenté par beaucoup d’entre nous.

La deuxième journée de course a été marquée par un slalom FIS de deux manches extrêmement difficile pour le groupe A masculin et un slalom géant FIS à une manche pour le groupe B masculin et le groupe C féminin. La participation à partir de ce jour a été considérablement plus élevés probablement parce que la plupart des athlètes FIS de haut niveau avaient assisté à une autre course FIS à proximité la veille. Dans l’ensemble, côté A masculin, j’ai été époustouflé du niveau moyen des athlètes avec la présence de nombreux ex Coupe Europa et coureurs de Coupe du monde. Je suis sûr que le sentiment était similaire pour les participants des groupes B/C. J’ai été impliqué dans des courses de ski depuis mon jeune âge et je n’ai jamais eu un dossard de départ dans les 200-300! J’ai été surpris que le parcours tienne aussi alors que 200-300 athlètes sont passés devant vous. C’ était une expérience pour le moins excitante! Le plus impressionnant, c’est le nombre d’athlètes qui ont attaqué un parcours aussi long et difficile. Plus de la moitié des coureurs ont été éliminés lors de la première manche du slalom de groupe A masculin.

Au jour trois de course les événements ont été interchangés, le groupe participant au GS à une manche et le groupe B au slalom à deux manches. Le groupe féminin C a eu une journée de congé et a pu venir encourager les hommes ou prendre la journée pour recharger les batteries. Encore une fois, je ne peux parler que de mon expérience personnelle, mais un cours de GS avec 345 athlètes qui skient le même parcours le rend très difficile. Malgré les conditions du parcours, beaucoup d’hommes canadiens ont obtenu des résultats très respectables lors des deux courses.

Le jour quatre de course devait être le jour du Super G pour le groupe A masculin. J’ai eu beaucoup de mes meilleurs résultats en Super G, mais j’étais personnellement nerveux pour cette course, car le parcours était extrêmement rude, après trois jours de course. En outre, le Super G devait avoir une arrivée plus basse que les deux courses précédentes, mais en raison du manque de neige, le plan a été révisé pour élever le départ au sommet d’une piste près de la station supérieure de gondole. Cela aurait permis de s’élancer du départ et de « glisser » sur une piste étroite pour les dameuses pendant une centaine de mètres avant de faire un virage de 120 degrés pour rejoindre  la piste Coupe du monde. En fin de compte, la logique a prévalu, je suppose, et en raison des conditions et du fait qu’ils ne pouvaient toujours pas obtenir suffisamment de piquets supplémentaires pour répondre aux exigences de la FIS, la décision a été prise la veille d’annuler le Super G et de tenir une deuxième course GS pour tous les groupes. Avoir transporté des skis SG à travers le monde pour la course et de voir la course annulée a été décevant, cependant, compte tenu des conditions, c’était probablement la bonne décision. La deuxième course GS pour les hommes du groupe A a été un peu comme la première, mais sur une piste plus dégradée; cela a conclu la course pour le groupe masculin A. De l’autre côté, le groupe B masculin a eu un jour de congé tandis que le groupe C féminin a couru son slalom de deux manches dans les bosses et les ornières que les hommes avaient creusées la veille.

La dernière journée de course initialement prévue pour le groupe B masculin et féminin C Super G a également été modifié pour une deuxième course GS pour les raisons mentionnées précédemment, cependant, ils ont couru sur la piste Coupe du monde que le groupe masculin A avait utilisé plus tôt. Les conditions de piste ont été difficiles après de nombreuses journées de course, mais le contingent canadien a de nouveau obtenu de nombreux résultats respectables.

Dans l’ensemble, l’expérience de la course de ski avec ce calibre d’athlètes, dans un endroit synonyme du sport, était surréaliste. De nombreux compatriotes ont passé plus de temps dans la région, ont skié sur d’autres montagnes et ont visité de nombreux sites touristiques. Certains ont également voyagé au légendaire Kitzbühel pour voir sa terrifiante splendeur. J’ai eu la chance de me rendre à Flachau, relativement proche, pour assister à la course de slalom nocturne de Coupe du monde féminine avec mon ami Adam Kennedy. C’était un spectacle, l’équivalent européen d’un match éliminatoire de la LNH.

La majorité des athlètes alpins canadiens ont séjourné à l’hôtel Bon-Alpina, sous l’organisation de Rich Deacon et de sa compagnie Sobek. Je tiens à remercier Rich, au nom de nous tous, d’avoir pris sur lui d’organiser ces accommodements incluant une place pour cirer les skis et les préparatifs du voyage à l’aéroport. D’avoir un si grand nombre d’entre nous tous ensemble a été une grande partie de l’expérience globale et le fait que toutes les besoins aient été  disponibles en « package » a rendu le voyage plaisant et beaucoup moins intimidant.

Nous tenons également à remercier Victoria Fenninger pour avoir conçu les vestes canadiennes du WWMG que de nombreux athlètes canadiens, ainsi que leurs conjoints et partenaires, portaient tout au long de l’événement. Je sais qu’il y a eu beaucoup de commentaires positifs et/ou de jalousie de la part des athlètes canadiens qui participaient à d’autres événements que le ski alpin!

Merci à Tiana Koffler-Boyman d’avoir mis sur pied le groupe WhatsApp “Catch Us if You Can” pour nous tenir tous informés et connectés les uns aux autres.

Merci à Sharon Chadwick d’avoir tant et si souvent affiché sur la page Facebook des Maîtres Alpin Canadiens les résultats, des photos, etc., pour alimenter le « buzz ».

Merci à Ron Perryman d’avoir lancé l’idée des chandails WWMG et à Pat Butler de l’avoir menée à bien.

Un merci spécial à Claudio Berto pour tout ce que vous avez fait : être notre voix aux réunions des coureurs, enregistrer nos courses par vidéo et être constamment sur le dos du Comité des courses pour assurer notre sécurité !

Jason Barton | Représentant des maîtres de l’Alberta

Traduit par Pierre Bégin | Dir Est du Canada East

 

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